Hommage annuel
Hommage annuel à Marseille
Conférence & Hommage le 28 novembre 2025 de 10h00 à 13h00 à la Mairie des 1er&7 arrondissements, 61 la Canebière ICI
1er novembre 2025, hommage public et laïque pour la dignité humaine au cimetière St-Pierre : 51 personnes à qui nous rendions hommage depuis un an. 51 noms égrenés, 51 retentissements de gong, 51 roses pour que chaque existence soit honorée. Nos pensées se tournent également vers les familles et les proches. Il nous semblait essentiel de prolonger cet hommage par un temps de recueillement au Jardin du Souvenir.

Chaque année nous organisons un temps de mémoire pour les personnes défuntes que nous avons accompagnées ou dont nous avons appris le décès.
Pour commémorer celles et ceux décédés dans la rue, les anciens sans chez-soi, ainsi que les anonymes et les personnes non identifiées inhumées sous X,
Pour informer et interpeller sur les conditions de vie des personnes en grande précarité,
Pour rappeler qu’en France et à Marseille aussi, vivre à la rue peut tuer,
Pour faire savoir qu’en France et à Marseille aussi, des personnes décèdent seules de l’exclusion et dans la plus grande solitude.
L’hommage 2024 public et laïque a eu lieu le 5 octobre devant les tombes des terres communes du Cimetière Saint-Pierre en présence des proches, des bénévoles, des autorités, des associations et des citoyens sensibles à cette situation.
Lors de cette cérémonie nous avons égrené les noms des 27 personnes décédées dans l’anonymat que nous avons accompagnées depuis l’hommage 2023. A l’appel de leur nom, préalablement confié à une personne du public et sous le retentissement d’un gong, une rose a été déposée dans un vase.
Cérémonie de mémoire collective en présences fidèles des adjointes au Maire de Marseille, Audrey GARINO et Sophie ROQUES, et ponctuée par les chants de Katia MASSELOT, le gong de José STRAVATO, le poème de Marc ROSS, le témoignage de Didier LEI, et la chorale de l’association LA CLOCHE.
Après un temps de recueillement au jardin du souvenir, la cérémonie a pris fin en allant fleurir les tombes. Quelle que soit notre sensibilité spirituelle et notre origine, prendre soin des morts anonymes honore notre humanité. Une chaîne de solidarité est née sur la ville, faisons qu’elle se renforce.